vetotrotter

Découverte du métier de vétérinaire sur les cinq continents

09 novembre 2009

Mon séjour en Nouvelle Zélande

Un petit article pour vous donner quelques nouvelles, et vous faire voyager avec moi.

Mes semaines sont toujours bien remplies. Je continue mon stage à L'Abbotts Way Veterinary Clinic, du lundi au vendredi, de 7h30, à 18h. Je participe aux consultations et aux chirurgies. Je suis plus à l'aise avec la langue, et je commence à acquérir le vocabulaire vétérinaire en anglais.

David me laisse opérer sous sa surveillance. J'ai pu castrer quelques chiens, et extraire quelques dents.

Ci dessous, castration d'un chien et détartrage d'un chat.

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J'essaye aussi, pendant la semaine, d'aller interviewer d'autres vétérinaires, et visiter leur clinique. Cela n'est pas toujours évident sans voiture, mais je me débrouille.

Les weekends : repos bien mérité. J'essaye d'en profiter pour faire un peu de tourisme et visiter les alentours.

Vous voulez visiter avec moi ?

WE du 23-25 Octobre :

Après avoir fait la rencontre samedi, sur la plage de Mission Bay, de Sabine, une allemande en stage linguistique sur Auckland, et de Cornelius, un allemand qui est mécanicien depuis un an en Nouvelle Zélande, on décide de partir le lendemain sur Piha : à 30 minute d'Auckland en voiture, une plage au sable fin, noir, parfait pour les surfeurs.

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Après être montés sur la colline de Piha, pour avoir une meilleure vue sur la plage,

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Nous sommes allés nous promener dans les montagnes environnantes. C'était magnifique, et d'un calme ! Pas un bruit pour nous arracher à notre contemplation.

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C'était très chouette de sortir un peu d'Auckland pour voir un peu la nature néo-zélandaise.

WE du 30 octobre-01 novembre :

Amanda, une des nurses de la clinique m'invite aux 50 ans de son beau père : une fête Maori, avec chants et prières traditionnels, le fameux haka, et au menu : le hangi, plat typique maori, cuit sous terre, à l'aide de pierres chaudes, composé de mouton, patates, patates douces. C'était une expérience culturelle très intéressante. Je n'ai malheureusement pas de photo, car je n'avais pas mis ma carte mémoire dans l'appareil. Désolé.

Le dimanche, nous sommes allés à la Goat Island, une réserve maritime qui regorge de poissons. Nous sommes allés sur le bottom glass boat, un bateau avec des vitres comme fond, et nous avons pu observés de nombreux poissons. Est ce que vous repérez la raie ?

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On a fini le WE à Waiwera hot pools. Des piscines thermales à 38°C. Très relaxant !

WE du 6-8 Novembre :

On part à nouveau en vadrouille avec Amanda, et sa maman Sue. Direction the Bay of Islands. À 3h30 au nord d'Auckland. C'est un endroit très apprécié pour le tourisme. Plus de 144 petites îles, dans un endroit paradisiaque. Croisière en bateau obligatoire pour aller à la rencontre des dauphins, très nombreux dans cette baie, et passer dans le fameux "Hole in the Rock".

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La Bay of Islands c'est aussi un endroit culturel et historique. C'est là qu'a été signé le traité de Watangi entre les Maoris iwi et la Couronne britannique, en 1840. Il déclarait que la Nouvelle-Zélande devenait un territoire britannique, mais garantissait en contrepartie certains droits aux Maoris, notamment des droits de propriétés sur "leurs" terres. Ci dessous Amanda et moi devant "Te Whare Runanga", la meeting house Maori. Le Naval Flagstaff, qui marque l'emplacement ou le traité a été signé, et le Ngatokimatawharua, un canoë de guerre Maori.

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On a aussi fait une halte aux Haruku falls :

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Avant d'aller a Kerikeri, gouter les délicieux chocolats de la fabrique Makana, et visiter la plus vieille maison en pierre (1835) et la plus vieille maison en bois (1822) de la  Nouvelle Zélande.

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Ce WE a été bien rempli ! C'était sympa de visiter un peu le pays avec des kiwis (habitant de Nouvelle Zélande).

Encore 2 semaines de stage, puis 1 semaine à partager entre la visite de  l'université Vétérinaire de Massey (à 7h de route, avec le volant à droite et la conduite à gauche....toute seule...ça promet !) et la visite de quelques cliniques rurales, et mon séjour en Nouvelle Zélande, le pays du mouton touchera déjà à sa fin...

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(Réalisé sans trucage.)

 

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02 novembre 2009

Clinique vétérinaire carnivore à Auckland

La clinique carnivore dans laquelle j'effectue mon stage s'appelle "the Abbotts Way Veterinary Clinic".

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Ils sont 3 vétérinaires : David et Rachel sont partenaires. Rachel travaille seulement un temps partiel. Ils emploient Michelle à plein temps.

4 ASV sont employées à plein temps et une est employée à temps partiel. Elles s'occupent de l'accueil des clients, de la prise de rendez vous, des animaux hospitalisés et de leurs traitements, elles surveillent les anesthésies lors des chirurgies, stérilisent les instruments, font le ménage....Toutes les nurses sont diplomées, et elles sont très compétentes. D'avoir autant de main d'oeuvre à disposition facilite grandement la tache du vétérinaire, qui se concentre alors sur la médecine, la chirurgie...

Ci dessous, une nurse surveille l'anesthésie d'un chien.

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Dans la salle d'attente, une partie chat et une partie chien, qui représentent l'essentiel des consultations (environ 1% de NAC : rats, souris, cochons d'inde..) :

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Les 2 salles de consultation sont séparées par un laboratoire, qui contient également la pharmacie.

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La clinique a une salle de préparation pour les chirurgies qui sert aussi pour les radiographies, pour les prélèvements cytologiques, les abcès, la dentisterie...

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Juste à côté de cette salle aux multiples fonctions, on trouve le chenil. Il y a aussi un chenil pour les contagieux, qui est bien séparé du reste de la clinique.

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la salle de préparation donne aussi sur la salle de chirurgie. David y fait des chirurgies orthopédiques. J'ai déjà eu l'occasion de voir une TTO (triple tibial osteotomy) sur un chien qui avait une rupture de ligament croisé, une résection de tête fémorale sur un chat qui apès un AVP avait une hanche luxée, une transposition de la tubérosité tibiale sur un chien qui avait une luxation de la patella...C'est très intéressant.

La plupart des opérations sur tissus mous sont par ailleurs réalisables par un des trois vétérinaires. Ci dessous la salle de chirurgie, et une résection de tête fémorale sur un chien.

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La clinique possède un appareil de radiographie, un appareil de radiographie pour la dentisterie, un échographe, tout le matériel chirurgical nécessaire pour les chirurgies orthopédiques ou autres, le laboratoire (hémogramme, ionogramme, biochimie) avec un microscope.

En consultation, ils font beaucoup de vaccinations, beaucoup de dermatologie (Auckland est connue pour être une ville très allergène, avec des plantes comme la "Wandering Gew", qui provoque une allergie de contact très importante), beaucoup d'abcès de chats qui se bagarrent (J'en vois minimum un par jour ! Je deviens experte en pause de drain et pour débrider des plaies.) et beaucoup de boiteries de chiens.

Les chiens ne sont pratiquement plus victimes d'accident de la voie publique, car les propriétaires doivent les tenir en laisse en tout temps. En effet, les lois sur les chiens à Auckland se sont durcies après un accident où deux chiens ont attaqué un enfant.

Environ ¼ des clients ont leur animal qui est assuré. Pour la plupart des clients de la clinique, la relation avec leur animal est très forte et il le considère comme un membre de la famille. Cependant l'argent reste parfois un problème. La clinique vétérinaire Abbotts Way ne fait pas de compétition sur les prix avec les autres vétérinaires, et les tarifs sont plus élevés que la moyenne.

Mon stage ici est très intéressant. Je vois des cas simples, qui font partie de la pratique de tous les jours, et des cas plus compliqués sur lesquels il faut réfléchir, faire des examens complémentaires, opérer... Ils sont consciencieux dans leur travail, et sont une équipe très agréable.

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22 octobre 2009

Arrivée en Nouvelle Zélande

Voilà une semaine que je suis arrivée en Nouvelle Zélande, à Auckland. J'habite avec la famille Toomey : David, Chris et leurs deux fils : Dylan et Arwyn. A mon arrivée, David m'a amené à One Tree Hill, une des 50 collines d'origine volcanique de la région d'Auckland, depuis laquelle on a une belle vue sur la ville. On peut voir la Sky Tower, la plus haute structure d'Australasie : sa flèche culmine à 328m.

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Ils vivent à 15 minutes en voiture du centre ville, et à 2O minutes de la clinique de David. Ils ont une jolie vue sur le "hauraki gulf". Arwin me prête gentiment sa chambre et dort dans la chambre d'ami.

Voici quelques photos de la maison, et de l'environnement :

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J'ai commencé mon stage dans la clinique de David dès le lendemain de mon arrivée. C'est une petite clinique carnivore, où travaillent trois vétérinaires : David et Rachel, qui sont propriétaires et Michelle qu'ils emploient. Je vous présenterai la clinique dans un prochain article.

Le WE dernier,  je suis allée au centre ville. Je suis montée dans la sky tower, qui offre une vue à 360° sur Auckland : magnifique !

Ci dessous on peut voir l'Harbour Bridge, la ville et sur la dernière photo, je me tiens debout sur une glace à 280 mètres d'altitude...

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J'ai aussi visité l' Auckland War Memorial Museum, qui est très impressionnant : un très grand monument au milieu de l'Auckland Domain : un vaste parc. Trois étages de découvertes sur les Maoris, la biologie, l'Histoire, les guerres... On y passe des heures sans s'en apercevoir.

Ci dessous : l'entrée principale du musée, une sculpture maori et le fameux Kiwi (spécialement pour toi Marie-Cécile ;-) ).

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Il y a beaucoup de choses à voir et à faire dans la région d'Auckland, et la Nouvelle Zélande semble être un très beau pays. Ce week-end  je pars en vadrouille avec Amanda, une des nurses de la clinique de David. Nous allons certainement aller à Rotorua, qui est une ville assez touristique. Ça promet !

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Coût de la vie au Québec

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Voici un article sur le coût de la vie au Québec, pour pouvoir faire des comparaisons avec celui sur la Bolivie.

Ici, en rurale, les vétérinaires ont tous leurs tarifs fixés dans le cadre de l'entente ASAQ, et sont rémunérés au tarif horaire. Un vétérinaire patron, va gagner autour de 150 000 dollars canadiens par an, soit environ 8000 euros par mois. La paye d'un vétérinaire employé va varier suivant son ancienneté dans la clinique. Elle pourra commencer à 57 000 dollars canadiens la première année (soit environ 3000 euros par mois) et être à 80 000 dollars après trois ans (soit environ 4200 euros par mois).

En canine, un vétérinaire sortant va gagner entre 55 000 et 60 000 dollars par an ( entre 2900  et  3200 euros par mois).

Un vétérinaire employé depuis quelques années va gagner entre 70 000 et 73 000 dollars par an (entre 3700 et 3900 euros par mois). Un vétérinaire à son compte pourra gagner bien plus encore.

Concernant le coût de la vie, voici une petite liste :

Le litre de lait : 1,50 euros (contre 0,50 cts d'euros en Bolivie)

Le pain, type baguette : 1,25 euros (contre 0,05cts d'euros pour un petit pain une personne en Bolivie)

Le beurre : la plaquette de 200g  : 1,10 euros (contre 0,80 cts d'euros en Bolivie)

Le kilo de sucre : 0,70 cts d'euros (contre 0,30cts d'euros en Bolivie)

Le kilo de farine :  1,70 euros (contre 0,40cts d'euros en Bolivie)

Le kilo de riz : 2 euros (contre 1,50 euros en Bolivie)

Le kilo de pâtes : 1,30 euros (contre 0,70cts d'euros en Bolivie)

6 oeufs : 1,20 euros (contre 0,75cts d'euros en Bolivie)

Le kilo de viande de boeuf type entrecôte :15,80 euros (contre 2-3 euros en Bolivie)

Une bière de 75cl dans un café : 6-7euros

Un plat du jour dans un restaurant ou « table d'hôte » : entre 7 et 10 euros dans une brasserie (contre 1 euros, ou 1,20 euros avec une soupe. Dans un restaurant plus chic, c'est à 2,50euros. Dans la catégorie encore au dessus on trouve un almuerzo pour 5euros en Bolivie)

Le litre d'essence super : 1 euros (contre 0,37euros en Bolivie)

La chambre d'hôtel : Entre 40 euros et 80 euros pour une chambre standard (contre pour la Bolivie : la moins chère 3,50 euros, la moyennement chère : 7 à 15 euros, la plus chère (type hôtel 5 étoiles) :  105 à 140 euros.)

Au Québec, il faut savoir que les prix affichés ne sont pas ceux que l'on paye réellement : il faut ajouter les taxes. Il y en a deux : la taxe de vente au Québec : TVQ qui correspond à 7,5% et la TPS ou taxe sur les produits et services qui s'élève à 6%. La TVQ étant calculé sur le prix déja augmenté de la TPS, le tout revient à 13,9% de plus que les prix indiqués. Ces taxes ne sont pas appliquées sur tous les produits alimentaires.

Au Québec, les impôts sur le revenu sont progressifs. La somme de l'impôts provincial et national s'élève à environ : 0% sur les premiers 25 000 dollars can gagnés par an, 18% sur ce qui est gagné entre 25 000 et 35 000 dollars can, 25% entre 35 000 et 50 000dollars can, 35% entre 50 000 et 75 000 dollars can, 50% sur tout ce qui dépasse 75 000 dollars can.

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11 octobre 2009

Université vétérinaire de Saint-Hyacinthe

Vendredi 2 octobre, l'Université Vétérinaire de Saint-Hyacinthe organisait "la grande visite", journée de visite de l'université pour les anciens diplômés. On m'a permis à titre exceptionnel d'y participer.

Au programme : une conférence sur la recherche à la faculté, qui se diversifie et s'intensifie, puis visite de l'hôpital des animaux de compagnie, visite de l'hôpital équin, conférence sur la formation actuelle délivrée à Saint-Hyacinthe et enfin visite de l'hôpital des animaux de la ferme.

Cette journée tombait à point nommé pour ma thèse, et je suis très reconnaissante à Louise Pinsonneault d'avoir fait son possible pour m'y inscrire.


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Pour garder son agrément par l'AVMA, la faculté a subi de grands changements et des rénovations importantes ces dernières années. Entre 2000 et 2009, le CHUV (centre hospitalier de l'université vétérinaire) a vu sa superficie passer de 3632 m² à 12969 m² ! C'est donc dans des locaux flambant neufs que les canadiens francophones sont formés en médecine vétérinaire.

 

L'hôpital pour les animaux de compagnie :


Nous avons commencé par la clinique de pratique générale. C'est une rotation obligatoire pour les étudiants. Dans ce service travaillent 4 vétérinaires, 3 techniciens, 1 animalier, 1 interne et 4 à 6 étudiants. L'idée est d'offrir aux étudiants le reflet de ce qui se passe dans une clinique privée de pratique générale. Le service possède ses salles de consultation, sa salle de chirurgie avec sa salle de préparation, sa chatterie, son chenil, son laboratoire... Il y a une salle de traitement, qui est centrale, de laquelle on peut tout voir.

La moitié des consultations environ correspond à de la médecine préventive, l'autre moitié est composée de boiteries, problèmes dermatologiques... Il y a 15 à 20 chirurgies par semaine. Elles sont réalisées par les étudiants. Les ¾ sont des chirurgies de routine (castration, stérilisation, dégriffage), le ¼ qui reste est fait de pyomètres, masses...

 

Ci-dessous la salle de traitement de la clinique de pratique générale, la salle de préparation et le chenil.

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Nous avons ensuite visité la clinique des animaux exotiques. Là encore, le service est indépendant et possède une salle de traitement centrale, sa salle de chrirurgie avec sa salle de préparation, ses salles de consultation, deux salles d'hospitalisation : une à 28°C et une à température ambiante, avec tous les types de cages nécessaires aux hospitalisations de n'importe quelle espèce. Les espèces traitées sont très variées (cochons vietnamiens, invertébrés, poissons, reptiles, petits mammifères, camélidés....); avec en moyenne 5 consultations par jour, les étudiants sont exposés à un certain nombre de cas.

Ci-dessous examen clinique d'un lapin dans la salle de traitement avec l'étudiante (Marie-Cécile !!!!!) l'interne et la résidente, une salle de consultation NAC, et Marie-Cécile avec l'interne qui soignent un petit duc dans la clinique des oiseaux de proie :

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La visite a continué avec le service de chirurgie pour les animaux de compagnie. Le service a été bien réfléchi, pour être le plus fonctionnel possible. Il y a différentes salles de chirurgies, dont une plombée pour faire tout ce qui est fluoroscopie. La salle d'électrodiagnostic, pour les EMG et les PEA... est isolée électriquement, pour éviter toute interférence. Une salle de "grief counseling" est également disponible, pour les propriétaires choqués, dans laquelle ils peuvent se recueillir et reprendre leurs esprits.

 

Ci dessous, la salle d'anesthésie, la salle de dentisterie et la salle "grief counseling"

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Le service d'urgentologie a aussi été bien pensé. Les soins intensifs sont au centre, et tout autour on trouve les soins continus. Entre les deux, des vitres permettent de garder un oeil sur tous les animaux hospitalisés. Des caméras filment les animaux hospitalisés aux contagieux. A portée de la table de réanimation, on a tout ce qu'il faut pour réanimer un animal (cathéters, perfusions, oxygène...). Ils ont leur appareil d'échographie pour les échographies d'urgence. Ils peuvent faire aussi des dialyses, des transfusions. Ils ont des animaux donneurs de sang à la faculté (chien et chat), qui après une carrière de 3 à 5 ans peuvent être adoptés par des étudiants.

A ce jour, le service est très souvent plein : il faudrait penser à l'agrandir.

Ci-dessous : vidéo des cages des contagieux, table de réanimation, avec à l'arrière les vitres donnant sur les soins continus et liste des donneurs de sang.

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Le service d'imagerie de l'Université Vétérinaire de Saint-Hyacinthe est très équipé et très complet : scanner, IRM, échographe, appareil à radiographie. Tous ces examens peuvent être réalisés aussi bien sur les petits animaux de compagnie, que sur les chevaux ou les bovins. Ils ont gardé un vieil appareil à radiographie, avec développeuse à bains, pour familiariser les étudiants au matériel auquel ils pourront être exposés en clinique privée.


Ci-dessous le scanner, l'appareil à radiographie grands animaux et les consoles de lecture des radiographies.

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L'hôpital équin :


Les étudiants passent obligatoirement 4 semaines dans le secteur équin : 1 semaine en ambulatoire, 1 semaine en chirurgie, 1 semaine en boiterie, 1 semaine en médecine.

L'hôpital possède 3 salles de chirugies, dont une pour tout ce qui est coliques, et une pour les problèmes orthopédiques dans laquelle sont réalisées les arthroscopies. Il possède également un tapis de marche et dans l'hôpital a été conçu un grand couloir pour pouvoir observer les boiteries.

Un espace à part, avec trois box, permet d'hospitaliser les contagieux.Comme pour les carnivores, un système de caméra permet de les surveiller. Il existe aussi des box pour les soins intensifs, séparés par une salle de traitement. D'un côté les adultes, de l'autre les poulains.

L'hôpital équin a des accès directs sur les salles de radiographie, de scanner et d'IRM.


Ci dessous : salle d'hydrothérapie, salle d'induction : y sont réalisées les anesthésies générales des chevaux, box des chevaux, salle de traitement des soins intensifs, le couloir pour voir les boiteries.

 

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Hôpital pour les animaux de la ferme :


On y trouve principalement des bovins: quelques bovins allaitants, mais surtout des bovins laitiers.

Les animaux traités sont des animaux de valeur. Leur prix peut atteindre 6 chiffres. Il y a environ 1000 vaches hospitalisées par an. Quand une vache laitière arrive à Saint Hyacinthe, elle passe dans une des deux salles d'admission et d'examen. De là elle sera aiguillée vers l'hospitalisation, la chirurgie, les contagieux ou alors vers l'autopsie. L'hôpital possède ses salles de chirurgie et ses salles d'induction. La grande spécialité de Saint-Hyacinthe en bovine sont les vaches à terre, c'est à dire les vaches qui refusent de se lever, après un vêlage par exemple. Pour les traiter, ils possèdent deux piscines, dans lesquelles les bovins restent la journée, entre les traites. Elles y sont plus légères, ce qui les motive à essayer de se lever.

Le service possède aussi une clinique ambulatoire. Elle utilise 7 véhicules, complètement équipés, dans lesquels embarquent 3 étudiants. Ils réalisent 3500 visites par an, dont environ 1000 suivis de troupeau.

Ci dessous le travail pour les bovins allaitants : celui ci tourne à 180°C pour les chirurgies abdominales, la vache étant alors sur le dos. On peut aussi le tourner à 90°C pour faire des pattes.


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Ci dessous, travail pour les chirurgies réalisées debout, par exemple par laparoscopie, piscine pour les vaches à terre, véhicule de la clinique ambulante et bovin hospitalisé, sous fluidothérapie.

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Cette visite était très intéressante. J'ai été vraiment épatée par les équipements de l'Université Vétérinaire de Saint-Hyacinthe.

 
   

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07 octobre 2009

Stage dans une clinique rurale québecoise, suite

Voici encore deux semaines de stage passées à la clinique de Saint-Vallier. Elles ont été intéressantes et variées. Je vais vous présenter la première des deux :

Matin

Après midi

21/09/09

-Chevaux : 3 diagnostics de gestation et un cheval qui souffle

-Chevaux : une tendinite sur MPG et un diagnostic de gestation

-Cheval : raide sur les 4 membres

-Visite d'élevage

-Implantations embryon sur 3 receveuses

-Implantation embryon sur 1 receveuse

-PTR receveuse, métrite

22/09/09

-Visite veaux de grains

-visite veaux de grains

-Visite veaux de grains

23/09/09

-Euthanasie vache couchée

-Visite d'élevage (PTR, infusions, vaccination)

-Cheval qui tousse et souffle

-Visite d'élevage (26 PTR), 2 drainages d'abcès, écornage

-Prise de sang CV de course

24/09/09

-PTR et échographie d'une vache

-vaccins et vermifuge lamas, alpagas, chèvres angoras et moutons

-6 chevaux : vaccination, vermifugation, rapage dents, extraction dents de loup

-pattes vache

25/09/09

-Examen veaux malades (pneumonie)

-Visite d'élevage (PTR), vache en acétonémie

-Examen receveuse

-Opération caillette

-Examen receveuse

-Examen receveuse

Le mardi j'ai embarqué avec Réal, qui est le spécialiste dans la clinique pour tout ce qui est veaux de lait et veaux de grain. Cet élevage particulier rentre dans le domaine de pratique des grandes populations. Les veaux sont rentrés par lots en pouponnière. Ils pèsent alors 45kg et ont une semaine d'âge. L'éleveur cherche à avoir un gain de poids de 50 kg à leur sevrage et leur passage en phase de croissance. Après la la phase de croissance, il y a la phase de finition, à la fin de laquelle les veaux pèsent environ 300kg et sont âgés de 140 jours à 180 jours.

Nous avons visité trois élevages différents. Durant ces visites, Réal donne des conseils aux éleveurs pour améliorer les conditions d'environnement, pour les traitements à effectuer si des veaux sont malades...

Il regarde les veaux en groupe, et cherche si des veaux toussent, s'il y a beaucoup de veaux à diarrhée, de veaux fatigués... 

Exemples de veaux en pouponnière :

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Ci dessus : veau qui boit du lait à la machine. Quand il entre, sa puce est détectée, et la machine lui laisse tèter la quantité exacte de lait dont il a besoin.

 

Exemples de veaux en finition :

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Concernant les conditions d'environnement, on va s'assurer qu'il n'y a pas trop de veaux pour l'espace disponible. L'espace optimal par veau est de 15 pieds² (4,75m²) par veau au démarrage, 20 pieds² (6,6m²) par veau en croissance, 25 pieds² (8m²) par veau en finition. L'espace peut être un peu plus faible si l'installation est haute de plafond, ou si les veaux sont sur du planché latté par exemple. La ventilation est aussi un paramètre important.

Ci dessous système de plafond diffuseur et de récupérateur de chaleur dans un élevage :

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Réal visite ses élevages de veaux toutes les 6 à 8 semaines en moyenne. Il y fait au minimum deux visites par an. Ses élevages sont dans un rayon de 200km autour de la clinique, ce qui représente beaucoup de route. Réal groupe les visites, pour partager les frais de déplacement entre plusieurs exploitations.


Cette semaine j'ai aussi eu l'occasion de faire une journée avec André, qui est celui qui aime s'occuper en plus de ses troupeaux laitiers, des autres espèces. Jeudi j'ai donc pu me familiariser avec les lamas et les alpagas. On a vacciné un troupeau avec un vaccin polyvalent contre les clostridiums (covexin8) et aussi un vaccin contre la rage (imrab). De plus nous les avons vermifugés à l'ivermectine. Ce sont des animaux assez doux. Cela a été un premier contact très intéressant. André m'a appris à regarder leur état de chair, leurs dents et m'a montré comment il faudrait tailler leur pied. Nous avons fait de même sur les moutons et les chèvres angoras du même élevage.

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Dans l'après midi nous avons visité un élevage de vache-veau (allaitante chez nous). On a examiné deux vaches qui présentaient une boiterie sévère. Ces boiteries peuvent être dues à des ulcères de la saule, a du piétin ou à des traumas. Les vaches sont soient mises dans un travail, ce qui est le plus sécuritaire pour le vétérinaire, soit elles restent à leur place et on utilise un serre-jarret et un câble accroché au plafond pour leur lever la patte.

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Sur un membre antérieur, c'est l'onglon médial qui est le plus souvent atteint. Sur un membre postérieur, c'est l'onglon latéral. Il faut bien examiner la ligne blanche, entre les onglons, et la jonction bulbe talon.

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Pour soigner un onglon, on utilise différents instruments : la meuleuse, des pinces et des couteaux de pied (rainette) :

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Après avoir paré le sabot, s'il ne reste plus assez d'appui sur celui ci, on peut poser une talonnette, sinon on fait juste un pansement pour le garder au propre et au sec, avec de la poudre antibiotique (tétracycline) pour le piétin, et du sulfate de cuivre pour cautériser, lors d'ulcère de la sole.


J'ai aussi participé à des opérations de caillette cette semaine. C'est assez fréquent en laitière. La caillette se déplace à gauche (le plus souvent), à droite elle peut se remplir d'air et se tordre sur son axe, ce qui nécessite une intervention plus rapide. Le but de la chirurgie est de fixer la caillette à sa place, en s'assurant que l'ouverture caillette-duodénum reste bien ouverte pour que le gaz puisse s'échapper. Je n'ai pas pu prendre beaucoup de photos des interventions car j'étais à chaque fois en stérile.

Ci dessous quelques photos des premières étapes (tonte, anesthésie para-vertébrale et lavage de la zone opératoire)

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Il existe sur le marché, un CD en trois D qui décrit très bien cette chirurgie. Il a été conçu en partenariat avec la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal. (disponible sur le site : http://www.wk-vet.fr)


Cela a encore été une semaine de stage très formatrice.

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06 octobre 2009

Organisation syndicale des vétérinaires au Québec

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Au Québec, les ordres professionnels ont été créés par le gouvernement pour protéger le public. Ils ont donné le mandat aux professionnels de se gérer eux mêmes.

Chaque ordre professionnel est chapeauté par l'office des professions du Québec, qui est directement en relation avec le gouvernement. L'ordre peut faire ses propres règlements, mais il est dépendant de l'office des professions pour faire ses lois.

La mission de l'ordre vétérinaire est vraiment la protection du public. Pour ce faire, il encadre la pratique de ses membres pour s'assurer que le service rendu au client est bon et le plus uniforme possible.

L'ordre vétérinaire est subventionné par les cotisations des membres. Elle est de 700 dollars canadiens par année (soit environ 440 euros par an).

L'ordre a un bureau du syndic, qui gère les plaintes des clients et décide quand il y a faute du professionnel (enquête, tribunal...). C’est en quelque sorte la police de l'ordre.

Le Comité Administratif, qui est constitué de membres élus par leurs pairs décide, après une enquête et un procès devant le tribunal de l'ordre de retirer une licence ou s'il va y avoir obligation de suivre des formations…

L'ordre statue sur les standards de la pratique dans tous les domaines (animaux de compagnie, grands animaux, élevage industriel, équine...). Il établit la liste des normes minimales d'exercice, document dans lequel on trouve tout le matériel qu'est tenu de posséder une clinique, ou un service vétérinaire ambulatoire pour exercer. Par exemple, une clinique vétérinaire est tenue d'avoir les dernières éditions des publications dans son domaine d'exercice.

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Pour faire appliquer ses règlements, l'ordre procède à l'inspection de ses membres : tous les 5 ans et lors de la première année d'exercice. L'inspection est annoncée un mois à l'avance, et réalisée par un vétérinaire mandaté, qui a de l'expérience dans le domaine d'exercice qu'il contrôle. Il utilise un cahier des charges, et fait des recommandations pour s'assurer que le professionnel respecte les bonnes pratiques. Il contrôle le matériel, les conditions de travail, les dossiers médicaux, les prescriptions. Il s'assure de la présence des équipements de base recommandés. Il vérifie le stockage des médicaments, à la bonne température... Il vérifie enfin que les actes sont réalisés conformément aux règles de bonne pratique. (Par exemple, il est interdit de stériliser une chatte sous anesthésie fixe. On peut perdre sa licence si on n'opère pas en gazeuse).

Si l'inspecteur constate un gros manquement, il ordonne des revisites, à la charge du vétérinaire fautif. C'est disciplinaire. Cela peut aller de la simple amende à la radiation définitive (ce qui est quand même exceptionnel). Pour un gros manquement, l'inspecteur peut exiger une évaluation des compétences du vétérinaire, réalisée avec l'aide de l'université vétérinaire. A l'issue de cette évaluation, l'ordre peut exiger que le professionnel suive une formation, sous forme de stages par exemple, puis une réévaluation.

Si un vétérinaire ne travaille plus pendant 5 ans, il doit prouver sa compétence pour pouvoir exercer à nouveau.

De même, un vétérinaire qui déclare ne faire que de la rurale pendant 5 ans qui veut soigner des animaux de compagnie, devra prouver ses compétences et éventuellement se mettre à jour grâce à des stages en clinique carnivore. 

L'inspection des jeunes diplômés dans la première année d’exercice permet de s'assurer qu'ils partent du « bon pied »

L'ordre contrôle aussi la formation continue de ses membres. Les vétérinaires doivent justifier de 20h de formation continue suivi, tous les deux ans (30h pour les spécialistes). Ils sont tenus de participer à des congrès. Ils peuvent suivre des conférences sur cassette, avec un système de questionnaire à renvoyer à l'ordre pour validation. Ils doivent être abonnés à une revue vétérinaire...

remarque : Jusque dans les années 80, les étudiants finissant passaient un examen oral avec des membres de l'ordre, pour obtenir le droit d'exercer. C'était un examen théorique préparé par des praticiens, dans les principaux domaines. Cet examen était assez stressant. Celui qui échouait pouvait le repasser 3 mois plus tard.

Pour conclure, au Québec, l'ordre des vétérinaires a pour rôle essentiel d'assurer un service de qualité et uniforme aux clients, par un contrôle rigoureux des vétérinaires, et des normes minimales d'exercice. Il est réputé assez strict, ce qui a sans doute contribué à la bonne image de la profession.

La représentation syndicale proprement dite des vétérinaires du Québec est sous la responsabilité de différentes associations, dépendantes du domaine de pratique :

-AMVPQ (Association des Médecins Vétérinaires Praticiens du Québec)

-AMVQ (Académie de Médecine Vétérinaire du Québec)

-AVEQ (Association des Médecins Vétérinaires Équins du Québec)

-AVIA (Association des Médecins Vétérinaires en Industrie Animale du Québec)

Il y a une cotisation annuelle obligatoire pour l'AMVPQ afin de participer à l'entente ASAQ. Elle s'élève à 625 dollars canadiens (400 euros), et est directement retenue sur la paye que les vétérinaires reçoivent du gouvernement.

Pour l'AVEQ, la cotisation annuelle est de 100 dollars can. (63 euros).

Le rôle de ces associations est de défendre les intérêts de leurs membres respectifs. Par exemple, des représentants de l'AMVPQ font partis de la table de négociation de l'entente ASAQ, au même titre que les représentants du gouvernement et les représentants de l'UPA (l'Union des Producteurs Agricoles), le syndicat des producteurs.

Il existe une association nationale, qui s'appelle l'AMVC (Association Canadienne des Médecins Vétérinaires). Son adhésion est sur base volontaire.

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01 octobre 2009

La distribution des médicaments vétérinaires au Québec

Au Québec, tout comme en France, seules deux professions sont autorisées et habilitées à vendre des médicaments vétérinaires : les vétérinaires et les pharmaciens.

Avant 1950, les pharmaciens étaient les seuls à avoir ce droit. Mais vers 1950, l'office des professions autorise le vétérinaire à acheter des médicaments, à réaliser des préparations magistrales et à les vendre aux clients.

En 1990, les pharmaciens se plaignent du laxisme de certains vétérinaires, et réunissent une commission. Pour garder le droit de vendre les médicaments vétérinaires, les praticiens doivent se plier aux mêmes règles que les pharmaciens : ordonnances et étiquetage des médicaments obligatoires.

Avant cette date, il y avait des vendeurs itinérants, qui n'étaient ni pharmaciens, ni vétérinaires, et dans les petshops, on s’ achetait sans soucis des vermifuges, des vitamines... Il était très facile de se procurer des médicaments auprès des compagnies pharmaceutiques.

Après la commission, tout ceci a été mieux contrôlé. Les compagnies pharmaceutiques ne peuvent vendre leurs produits qu'aux pharmaciens, aux vétérinaires et aux meuneries, qui font des aliments médicamenteux.

Photos d'une pharmacie de clinique vétérinaire rurale :

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En rurale, au Québec, il existe un programme de santé animale : l'ASAQ qui a pour but d'améliorer la santé animale. 95% des vétérinaires ruraux adhèrent à ce programme. Le gouvernement prend en charge 40% des frais vétérinaires, les 60% restant sont à la charge de l'éleveur. Le Québec garanti à ses éleveurs l'accès aux soins vétérinaires, quel que soit la région dans laquelle il se trouve : un éleveur qui se trouve à 100km de la clinique vétérinaire la plus proche ne paye pas plus cher que l'éleveur qui est dans la cour du vétérinaire. C'est le gouvernement qui prend en charge la différence. Pour les vétérinaires qui sont dans ce programme, tous les tarifs sont fixés par un contrat entre les représentants des vétérinaires, les représentants des éleveurs (UPA, union des producteurs agricoles) et le gouvernement.

Ci dessous une facture/ordonnance faite sur une exploitation par le vétérinaire. On peut voir la prise en charge de 40% des frais par le gouvernement :

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Les actes sont au tarif horaire, (sauf pour les chirurgies abdominales correctrices : caillette, hernie, abcès ombilical et césarienne, qui sont payées à l'acte). Actuellement le gouvernement paye 40% de la facture, mais prochainement, il ne devrait plus financer que 35% de la facture.

Tous les médicaments sont vendus aux même prix par les vétérinaires ruraux de l'entente. La marge de profit sur les médicaments n'est que de 25%.

Le fait que tous les prix soient ainsi fixés évite les guerres de prix entre vétérinaires, garanti à l'éleveur un accès aux soins à un coût correct, assure aux vétérinaires 40% de leurs honoraires et empêche tout marchandage à la ferme.

Les vétérinaires de l'entente ASAQ achètent tous leurs médicaments au centre de distribution des médicaments vétérinaires : le CDMV, qui appartient au gouvernement. Le CDMV garanti le meilleur prix et la disponibilité des produits. Si un médicament n'est pas disponible au CDMV, ou significativement moins cher ailleurs, le vétérinaire est légalement en droit de se fournir ailleurs.

Le CDMV prend une marge de profit de 6 à 12% sur les médicaments qu'il vend, mais il paye les frais de transport, les frais de retour...

Lorsqu’un laboratoire fait des offres promotionnelles, elles sont reportées par le CDMV sur les ventes aux vétérinaires, où sur les prix facturés aux éleveurs.

Le CDMV ne vend pas seulement des médicaments vétérinaires ruraux. Il vend aussi des médicaments pour la canine, et du matériel vétérinaire (vêleuse, brûleur de cornes...).

Il n'est cependant pas assez à jour sur la partie matériel vétérinaire, et les cliniques se fournissent souvent chez d'autres distributeurs (ex  med'vet dans l'Ontario).

Les laboratoires envoient toujours des représentants dans les différentes cliniques vétérinaires, pour faire la promotion de leurs produits. De façon marginale, ils vendent parfois certains produits directement aux vétérinaires sans passer par le CDMV, ce qui permet aux cliniques d'économiser les 6 à 12% de marge. Cette pratique est à la limite du réglementaire.

Ci dessous photos d'un produit acheté au CDMV, avec le prix fixé par le CDMV et d'un produit non acheté au CDMV :

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Un vétérinaire en rural vend en moyenne pour 100 000 dollars canadiens par an de médicaments (environ 64 000 euros). Une clinique comme Saint-Vallier vend en moyenne pour 1 000 000 de dollars canadiens (environ 640 000 euros).

Les vétérinaires qui travaillent dans les grandes populations animales (aviaire, porcine, vache de boucherie ou veau de lait) sont en général hors ASAQ. Ils achètent en général des grandes quantités de médicaments, et vendent de grandes quantités à leurs clients. C'est plus intéressant pour les éleveurs dans ces domaines d'avoir de bons prix sur les produits qu'ils achètent, quitte à perdre les 40% de subvention par l'état.

La vente de médicaments se fait sous ordonnance vétérinaire, qui implique qu'une relation vétérinaire-client-patient ai été établie. Dans ce cadre, le vétérinaire peut prescrire une ordonnance pour un animal qu'il n'a pas vu. Une relation-vétérinaire-client-patient n'est établie que si : 

-le vétérinaire possède une connaissance suffisante de l'animal ou des animaux, de leur état et de leurs conditions de vie.

-le vétérinaire possède une connaissance suffisante de la prévalence ou de la fréquence des conditions pathologiques dans le troupeau.

-lorsque le vétérinaire juge que le propriétaire ou le gardien des animaux a acquis la compétence nécessaire pour suivre adéquatement ses directives.

-lorsque le client accepte de suivre fidèlement les directives du vétérinaire -lorsque le vétérinaire est disposé à assurer le suivi.

-lorsque le vétérinaire est en mesure d'assurer un service vétérinaire d'urgence dans un délai raisonnable si applicable au type d'élevage et de pratique en cause.

-lorsqu'il existe un climat de confiance entre le vétérinaire et son client.

La relation vétérinaire-client-patient s'applique aussi à tous les vétérinaires d'une clinique ayant une connaissance du dossier 

Au Québec, les vétérinaires ont le droit de délivrer des médicaments sous la prescription d'un confrère, sans connaître ni avoir vu l'animal.

En rurale, il existe deux groupes : un de 2 pharmaciens, et un autre, de quelques vétérinaires sur Saint-Hyacinthe qui se sont spécialisés dans la délivrance de médicaments vétérinaires, sur ordonnance d'autres vétérinaires. Ces groupes, hors ASAQ, achètent aux compagnies pharmaceutiques de grands volumes et obtiennent de bons prix. Ils reçoivent les ordonnances par fax et livrent les médicaments aux éleveurs. Pour des petits volumes de médicaments, ils ne font pas de guerre de prix. Certains éleveurs demandent à leur vétérinaire des ordonnances de gros volume, pour traiter tous les animaux sur toute l'année, et se fournissent chez un de ces groupes. Tous les vétérinaires n'acceptent pas de faire ce genre d'ordonnance, pour pouvoir garder un contrôle sur l'utilisation des médicaments dans les fermes.

La vente de médicaments au Canada est contrôlée. L'utilisation d'antibiotiques de troisième génération doit être justifiée (par des analyses de laboratoires, ou un historique de troupeau avec des échecs de traitement rapportés..) et moins d'antibiotiques sont disponibles en médecine vétérinaire, pour limiter les antibiorésistances. Il y a de nombreux contrôles de résidus à l'abattoir. Les animaux qui sont de taille trop, ou anormalement petite sont systématiquement contrôlés : on fait des tests sur les reins, puis sur la viande. Les carcasses ne sont libérées que quand le résultat est négatif. Sur les carcasses de taille normale, il y a un système de test aléatoire.  Si un résidu médicamenteux est trouvé sur une carcasse, la ferme dont provient l'animal est contrôlée avec les vétérinaires, pour comprendre ce qu'il s'est passé, et sensibiliser l'éleveur. Depuis 5, 6 ans, les éleveurs, les vétérinaires et  les abattoirs sont vraiment bien sensibilisés à cela.

Ci dessous, la pharmacie d'une clinique vétérinaire pour petits animaux

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En petits animaux, les cliniques fonctionnent souvent avec le CDMV, mais c'est uniquement un distributeur : les cliniques fixent les prix de vente qu'elles veulent. Les marges de profit sont très variables d'un produit à l'autre, et fonction du prix d'achat du produit. Plus un produit est cher, moins la marge de profit est importante, et inversement. Les marges sont plus importantes qu'en rurale, elles peuvent être de 200% sur certains produits.

Ils ne peuvent faire des ordonnances que pour des animaux dont ils ont le dossier et qu'ils traitent. Ils peuvent vendre des médicaments sur ordonnance faxée d'un confrère.

Les vétérinaires chargent souvent des frais de prescription.

Le déconditionnement des médicaments est permis : le vétérinaire vend le nombre exact de cachets nécessaires au traitement, mais sur l'étiquette sont notés le nom du médicament, sa concentration et la date de péremption.

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21 septembre 2009

Stage dans une clinique rurale québecoise

Je viens d'achever ma deuxième semaine de stage à la clinique rurale de Saint-Vallier, au Québec.

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Elle compte 9 vétérinaires : Nicolas (mon maître de stage), André, Albiny, Germain, Réal, François, Hugo, Julie, et Marie-Ève. Ils travaillent seulement en grands animaux, essentiellement en vache laitière, dans la région. Il y a deux techniciennes : Véronique et Marie Pierre employées pour les transferts d'embryons, et pour aider à rentrer les données sur DSA, un logiciel de suivi des troupeaux (reproduction, cellules somatiques, alimentation, quotas, etc.). Il y a deux secrétaires : Claudine et Ghislaine, qui répondent au téléphone, gèrent la répartition des cas aux vétérinaires... et un homme à tout faire : Martin, qui gère les stocks de médicaments, reçoit les marchandises...

La clinique de Saint-Vallier est associée à une clinique canine à Beaumont, où travaillent 5 autres vétérinaires, dont Emmanuelle, la femme de Nicolas.

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Je vous présenterai les cliniques dans un prochain article.

Je travaille essentiellement avec Nicolas en rurale. Nos journées débutent à 8h. On passe à la clinique et les vétérinaires se répartissent les cas. On prépare le matériel et nos tenues :

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A Saint-Vallier, les vétérinaires portent des cottes et des surbottes, qui s'enfilent par dessus les chaussures. On se change tous les jours. On prend chaque matin : un stock de gants pour les palpations transrectales, un flacon de lubrifiant, un torchon propre pour se sécher les mains chez les éleveurs, des aiguilles pour les injections (IV, SC, IM). On a aussi sur nous un thermomètre.

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La clinique fournit un véhicule et tout le matériel nécessaire à chaque vétérinaire

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Voici l'emploi du temps de mes deux premières semaines de stage :

07/09/09

08/09/09

09/09/09

10/09/09

11/09/09

Matin

-Visite d'élevage : 17 palpations transrectales (PTR pour la suite)

-Drainage d'un abcès sur veau, suite à opération hernie, 1 PTR, Mammite sur un trayon

-Visite d'élevage (PTR), pattes : piétain d'Italie, et ulcère de la sole

-PTR d'une vache receveuse

-Visite d'élevage : PTR, pattes, écornages

-Visite d'élevage : PTR et injections d'hormones pour déclencher cycle, lavage utérin, opération caillette sur vache couchée

-Flush d'une vache pour récolte d'embryons, et congélation, PTR, vache en acétonémie,  vache avec trayon dur

-Une vache couchée, une vache à mammite chronique, une vache à pis décroché.

-Une vache qui a de la fièvre, à métrite, PTR receveuse

-Examen 2 receveuses, un trayon bouché, une vache à métrite

Après-midi

-Visite d'élevage (PTR), oblets PO de monensin (contre acétonémie), lavage utérin (métrite), -Opération caillette à G

-Fièvre de lait

-Vêlage sur torsion

-3 contrôles de chevaux pour l'anémie infectieuse équine : prises de sang, description, puçage

-Vache couchée, 8 jrs après le vêlage  : métrite

-Patte d'une vache allaitante (abcès avec décollement de toute la sole onglon lat. membre post. droit)

-Une PTR pour un diagnostique de gestation sur jument, râpage dents d'un cheval

-Une vache couchée

14/09/09

15/09/09

16/09/09

17/09/09

18/09/09

Matin

-Visite d'élevage,  cédules, lavage utérin sur métrite, examen clinique d'une vache

-Visite d'élevage,  cédules

-Examen 3 receveuses

-Examen 2 receveuses

-Examen d'une receveuse

-Visite d'élevage, 2 pattes

-Examen deux receveuses

-Visite d'élevage, PTR,  cédules, métrite(oblets) 

Flush d'une donneuse, examen de receveuse et implantation d'embryons frais sur 4 receveuses, examen clinique d'une vache avec  fibrillation auriculaire et bruits respiratoires

-Diagnostic de gestation sur vache couchée

-PTR receveuse, PTR d'une génisse à foetus momifié

-Vache couchée, qu'on a euthanasié

-Implantation d'embryons sur  2 vaches

-Visite d'élevage (un diagnostique de gestation, une métrite et un trayon)

-examen receveuse

-Visite d'élevage

-examen receveuse

Après midi

-Veau anormal depuis naissance, pour chirurgie exploratoire, mort à l'anesthésie

-vêlage de jumeaux, vêlage sur torsion, patte

-embryon sur taure

-Visite d'élevage, suivi opération caillette dont la plaie s'est ouverte, 1 trayon, un examen clinique sur une vache avec abcès

-Césarienne terminale, examen d'un veau

Examen clinique d'un cheval : problème respiratoire, certainement réaction allergique à l'alimentation (crise aiguë de RAO)

-visite d'élevage,  écornage

-visite de la clinique carnivore de Beaumont et consultations canines

-Cheval : retrait points sur plaie, râpage dents et nettoyage fourreau

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d'un embryon sur vache receveuse

J'ai fait beaucoup de visites d'élevage. L'objectif pour l'éleveur est de diminuer l'intervalle vêlage-vêlage, pour améliorer la rentabilité. Pendant ces visites, le vétérinaire fait des palpations transrectales pour déterminer si la vache est gestante ou non, si elle est prête à être inséminée à nouveau, s'il faut provoquer son cycle avec des hormones... J'ai ainsi pu m'exercer au diagnostic de gestation et à sentir les structures sur les ovaires pour essayer de déterminer le stade du cycle de reproduction. Je commence à être plus à l'aise, mais ça demande de l'entraînement. Pendant ces visites, les éleveurs nous montrent souvent d'autres choses : une vache qui ne mange pas, une mammite, des pattes à examiner...

Les vétérinaires ici font également du transfert d'embryons. Ils « flushent » une vache de bonne valeur génétique qui a été inséminée avec un bon taureau pour récupérer les embryons, c'est à dire qu'ils rincent et récupèrent le contenu des cornes utérines.

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Les embryons seront ensuite soit implantés frais sur des receveuses qui sont dans la bonne période de leur cycle, soit congelés dans de l'azote, pour être implantés plus tard. Ci dessous, la congeleuse avec les embryons. Elle abaisse la température jusque moins 35°C, puis on place les embryons dans une bonbonne d'azote.

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Albiny est le vétérinaire de la clinique qui est spécialisé dans ce domaine. Il peut sexer les embryons, après biopsie, grâce à une machine, pour être sûr d'utiliser des embryons femelles.

Les vétérinaires ont chacun un ordinateur avec une imprimante, qu'ils utilisent sur la ferme pour le logiciel DSA, de suivi de reproduction du troupeau, mais aussi pour faire les factures et les ordonnances directement à la fin de chaque visite.

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En rurale, les prix sont fixés pour tous les vétérinaires, par un accord entre le gouvernement, les représentants des éleveurs et les représentants des vétérinaires. C'est un tarif horaire. Cela réduit les conflits, et met tout le monde d'accord.

A la fin de chaque visite, nous nettoyons soigneusement nos surbottes : d'abord au jet d'eau, puis avec une brosse et un désinfectant. Ainsi nous ne risquons pas de contaminer un élevage.

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Les journées terminent normalement vers 17h. Nous sommes de garde un soir sur 7.

Voilà pour mon premier compte rendu de stage. La suite bientôt.

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15 septembre 2009

Arrivée au Canada

Voilà un peu plus de deux semaines que j'ai quitté la Bolivie. J'habite maintenant avec la famille Sattler pour un mois, à St Michel de Bellechasse, à 20 minutes de Québec, sur la rive Sud du Saint Laurent. Leur belle maison canadienne offre une vue magnifique sur le fleuve et sur l'Ile D'Orléans.

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Nicolas et Emmanuelle m'ont accueillie avec leurs quatre enfants : Ileana, Jérémie, Amandine, Timothée. J'ai droit à une grande chambre pour moi toute seule.

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Avant de commencer mon stage, j'ai pris une semaine pour découvrir un peu le Canada avec Michaël.On en a profité pour visiter Québec, le canyon Sainte Anne, les chutes Montmorency...

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Nous sommes aussi allés à  Tadoussac, à la rencontre des baleines (petits rorquals), bélugas (blancs) et phoques.

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Après cette semaine de break, j'ai attaqué mon stage avec Nicolas dans sa clinique rurale à Saint Vallier. On travaille en laitier. Ma première semaine avec lui a été très intéressante et formatrice. Je vous en parlerai très prochainement dans un article. J'ai repris mes interviews, et des articles plus "vétérinaires" sont en réflexion.

Le week end dernier, avec Michaël nous avons suivi les conseils de Nicolas et Emmanuelle et nous sommes allés au parc de la Mauricie, faire du canot camping. Un parcours en canot sur différents lacs, avec des portages dans la forêt (transport du canot et de nos affaires de camping entre deux lacs). Une façon très canadienne de découvrir des paysages magnifiques et le sentiment d'être seul au monde. Voici une série de photos pour vous le présenter.

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Dans la réserve, il y a des orignaux et des ours bruns. Nous avons trouvé des traces fraiches d'orignal sur la plage mais nous n'en avons pas aperçu. Au camping, il y a un support à ours sur lequel il faut suspendre toute la nourriture et les déchets qui pourraient attirer un ours près de la tente.

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Un endroit très joli de la réserve : les chutes Waber. Nous avons fait une heure de marche aller puis une heure de marche retour pour  y jeter un coup d'oeil, mais malgré la fatigue et les douleurs musculaires, nous n'avons pas regretté le détour.

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Ca a été un très beau week end. Aujourd'hui en stage, j'ai senti les courbatures !!! Les palpations transrectales étaient plus difficiles !

Mon prochain article sera plus "sérieux", car mine de rien je travaille !

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